Don de sang en Algérie

Publié le par Ghemired

 

Quand la vie tient à une poche.

Même si les dons de sang augmentent en Algérie, ils demeurent insuffisants par rapport à la demande, compte tenu de leur aspect conjoncturel et irrégulier.

 

D’où les appels des différentes associations. « Le sang, c’est la vie ! » Ce slogan de la Fédération algérienne des donneurs de sang résume toute la valeur de ce liquide rouge qui coule dans les veines de tout être humain.

Le sang est à la fois indispensable et irremplaçable. Aucune machine au monde n’est en mesure de le fabriquer ; seul l’homme peut en produire. D’où l’importance des dons dans la vie de tous les jours : ils sont les seuls à même de sauver des vies humaines, à rendre le sourire à des milliers, voire des centaines de milliers de personnes souffrantes. Autant dire que sans ces dons, la vie humaine risque tout simplement de « cesser ».

Parler des dons de sang dans notre pays, c’est inéluctablement parler de ces appels lancés régulièrement par les associations de thalassémiques, d’hémophiles, de cancéreux..., aux personnes âgées entre 18 et 65 ans et en bonne santé pour leur venir en aide en donnant un peu de leur sang.

Le sang manque-t-il dans nos hôpitaux au point de susciter l’inquiétude de ces associations de malades ? Selon le secrétaire général de la Fédération algérienne des donneurs de sang, Kaddour Gherbi, « les donneurs réguliers ne sont pas nombreux et la plupart des dons sont des dons familiaux ». Et d’enchaîner : « Ceci est inquiétant, surtout que les besoins sont énormes. »

Cet avis n’est pas partagé par le secrétaire général de l’Agence nationale du sang, Chérif Delih. Pour lui, la situation n’est pas aussi alarmante. « On ne peut parler de pénurie que lorsque les besoins ne sont pas satisfaits, ce qui n’est pas le cas à présent. Certes, le problème se pose pour certains groupes sanguins rares, mais dans l’ensemble, les demandes sont honorées. A ce que je sache, aucun malade n’est mort à cause d’un manque de sang », affirme-t-il à ce propos.

Il faut dire aussi que les dons augmentent d’année en année. Selon l’Agence nationale du sang, leur nombre a doublé durant les dix dernières années : de 174 405 en 1994, il est passé à 305 869 en 2004. L’année dernière, les dons ont encore augmenté pour atteindre le chiffre de 322 191, ce qui représente 9,79 dons pour 1 000 habitants. C’est dire qu’on n’est pas loin de la moyenne mondiale : selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), des pays comme le nôtre enregistrent en moyenne des dons de l’ordre de 10 pour 1 000 habitants par an.

K. I. — Infosoir

Source: actualite.el-annabi.com

Publié dans Reportages

Commenter cet article